Sep 19, 2010

Port Baikal

We are currently in the town of Irkutsk, our end point. En route, three days ago, we passed the sleepy town of Port Baikal, which is located at the junction between the Angara River and Lake Baikal. At the turn of the century this town was bustling with activity; here the Trans Siberian Railway crossed the lake by boarding two ice breaker steam ships: a bigger ship called the Baikal for the train trolleys, and the Angara for passengers. The boats carrying the train and passengers crossed the lake to the town of Babushkin, were it continued its route on land.


Finally in 1904 the last leg of the track around Southern tip of Lake Baikal was completed, including a section through the mountainous area on Baikal's western shore. This section took so many stone tunnels and arched bridges that it became known as the "Tsar's Jeweled Buckle".


However in 1956, the Angara Dam in Irkukts was completed which raised the water level of Baikal by 1.4 meters. The result; it submerged a large section of rail from the city of Irkutsk to Port Baikal. A new short cut rail road track was constructed from Irkutsk to the Southern tip of Baikal, effectively leaving Port Baikal on a dead end route.


As we paddled by, large rusting boats littered the docks of the port, a stark comparison to the town across the mouth of the Angara, bustling with tourist activity. We pointed down the Angara River, a current-less narrow extension of Baikal, and said goodbye to the lake as the city of Irkutsk grew closer on the horizon.


Eric McNair-Landry

Sep 18, 2010

Team personalities

With time on our hands, we pulled into camp early to enjoy the beautiful sunny day.  Once the tent was set up, we each headed off on our own directions. Elsa gravitated towards her journal, Ulysse towards his book, and Eric and I took advantage of the free time to set up our slack line. After almost three months spent together, it’s fair to say that we are getting to know each other quite well.


Ulysse has earned himself the nick name “The Grizzly”, often being called so by fisherman impressed by his beard, every day increasing in size. True to his nickname, he has the amazing ability to hibernate almost anywhere. He is often found lying in the sun with his Russian history book between his hands, and dedicates much of his time writing and editing our French blogs.

Elsa is our cordon blue chef and somehow still finds new recipes to brew up with our same basic ingredients.  A fan of good food, once in camp she gravitates around the fire cutting up veggies for another delicious salad or hot meal. When Elsa isn’t cooking, she makes herself cozy in the tent keeping her journal up to date.

Eric is our strongest paddler, and the group techie with the responsibility of keeping our electronics charged via solar panels. Engineer by trade, he can always be found designing or making contraptions out of wood: wood structures to film underwater with, a chess sets, spoons and more. At night he dedicates time to learn a couple more Russian words.


As for myself, I can often be found snapping photos of the beautiful surroundings, capturing segments of video, or in front of our computer editing our next video blog.




By Sarah McNair-Landry

A field trip to Baikal’s cliffs

Jenya’s eyes lit up when he saw our canoes. An avid climber, he resides in one of the small settlements along Baikal’s shore. With excitement in his voice, he suggested that we paddle 4 km down the coast to a beautiful rock climbing location. 



It was an offer to good to pass down; we loaded ropes, harnesses, shoes, a pick-nick lunch and as many people as could sit in our boats, and headed out for a day of rock climbing.





























By Sarah McNair-Landry

Sep 16, 2010

Lorsque Celsius pique du nez

Ce matin, j'ai rêvé à mes pantoufles. À peine la tente dézippée qu'un vent froid se glisse à l'intérieur. Pas le choix: je troque mes shorts et mon t-shirt pour un pantalon, un manteau et une tuque. Dehors, Elsa et Eric sont penchés au-dessus du feu; ils préparent le café. L'automne a fini de cogner à notre porte : il s'est carrément invité dans l'expédition.

Mi-septembre. Ce n'est pas le festival des couleurs, mais le vert des arbres a perdu de sa vigueur. Les collines et les falaises de la côte ouest du lac Baïkal se sont colorées d'un jaune pâle. Peu à peu. Sans qu'on l'ai remarqué. Un vent «plus froid que chaud» souffle sur le lac, ce qui ressemble davantage à l'idée qu'on s'était fait de la Sibérie.
Il n'y a pas que la température qui a changé. Depuis deux semaines, on a volontairement ralenti le rythme de l'expédition. On pagaie moins d'heures et on se permet des journées de relâche. Un luxe qu'on ne pouvait s'offrir en Mongolie. Les campements sont devenus autant d'aire de jeu: slackline, escalade, lecture à l'ombre d'un arbre, cueillette de framboises, marche sur la plage... C'est notre façon de profiter des derniers moments de l'expédition.

Par Ulysse Bergeron

La route de l'eau

Nous venons d'atteindre la rivière Angara. Plus qu'une vingtaine de kilomètres avant la fin de l'expédition. Du lac Khovsgol au lac Baïkal, la route de l'eau que nous avons parcourue a changé de couleur et de personnalité. Retour sur les dernières semaines.

Il y a près de trois mois, nous donnions nos premiers coups de pagaies dans le lac Khovsgol, dont l'eau étonne par sa pureté. Turquoise et translucide, nous pouvions observer les profondeurs de ce lac sacré. Une eau cristalline et glaciale qui a supporté le poids de nos canots chargés à bloc ainsi que celui de notre excitation. L'équipe Vada voyait le jour.

De l'eau légère et tranquille de Khovsgol, nous sommes passés à celle tourmentée de la Eg. Impatiente, cette rivière serpente nerveusement les vallées mongoles. Son eau se faufile entre les arbres, se casse contre les rochers, se sépare en ruisseaux pour ne former qu'un seul cours d'eau quelques kilomètres plus loin. Je me souviens d'avoir vu des vaches, des chevaux, des yaks et des chèvres s'y abreuver. La Eg est une rivière sauvage, isolée du reste du monde.

En ce sens, elle contraste avec la Selenge, dans laquelle elle se jette. Le lit de cette autre rivière accueille une eau plutôt calme, épaisse, brouillée et sablonneuse. Elle semble prendre son temps; rien ne la presse. Elle a ce quelque chose de paresseux. Nous avons suivi son rythme en nous y laissant dériver de nombreuses heures.

Avec le lac Baïkal, j'ai eu l'impression de retourner à la case départ. L'eau du plus vieux et plus profond lac de la planète ressemble à la pureté de celle du Khovsgol. À la différence que le lac prend cette fois une dimension de mer intérieure. Tout y est plus grand que nature. L'horizon s'étend à perte de vue. Les montagnes aux cimes enneigées se dessinent au loin. Les vents du large peuvent façonner de fortes vagues en quelques heures. C'est un lac dont la puissance impressionne. Baïkal impose son humeur.

Les personnalités de ces cours d’eau ont coloré notre aventure. C'est avec elles que j'ai découvert le Nord de la Mongolie et la Sibérie. J'en parle maintenant comme s'il s'agissait de compagnons de voyages avec qui j'ai un jour partagé une direction commune... un bout de chemin.

Par Elsa Fortin-Pomerleau